Navigation rapide

Accueil > Les académies > Région Île-de-France > Créteil > Enjeux de la concertation sur l’organisation des agences comptables

Enjeux de la concertation sur l'organisation des agences (...) Enjeux de la concertation sur l’organisation des agences comptables

Editorial

vendredi 25 janvier 2013, par Pierre de Maulmont

Un espace de débat s’est ouvert, à l’échelle académique, sur le métier de comptable en EPLE. Présente sur cette thématique depuis près de deux ans, Espace Créteil a d’ores et déjà présenté ses propositions au secrétaire général d’académie. Cependant, ces idées resteront lettre morte sans une mobilisation forte de la communauté des comptables.

L’académie de Créteil a lancé une campagne de concertation sur l’organisation des agences comptables : réunion plénière des comptables de toute l’académie, présidée par le secrétaire général le 17 décembre 2012, lancement de groupes de travail académiques au printemps 2013.

Des propositions, une audience

Au sein d’Espace Créteil, nous travaillons depuis longtemps sur la nécessité d’accompagner la concentration des agences (cf. pièce jointe). Au fil des réunions en établissement, des propositions se sont dégagées, visant à aider le comptable à tenir son poste :

- Inscription du pouvoir d’organisation du service par le chef de poste dans l’arrêté rectoral
- diagnostic et lettre de mission académique pour le comptable entrant, pour à la fois prendre acte de la spécificité du poste, encadrer la prérogative d’organisation du service qui lui est reconnue mais aussi reconnaître la compétence managériale qu’il doit développer.
- Refonte des conventions de groupement comptable qui introduisent actuellement une confusion en mélangeant des mesures unilatérales (fixation du calendrier de l’agence, mode de prise en charge des actes) et clauses contractuelles (participation financière)
- Institutionnalisation du conseil de l’agence comptable, instance collégiale aidant à piloter l’agence.

PDF - 10.6 ko
Propositions ESPACE-Créteil

Nous avons présenté ces contributions aux autorités académiques, lors d’une audience accordée par M. Alfandari le 5 décembre 2012, et nous avons affiché notre intention de participer activement à la réflexion qui s’ouvrira avec les groupes de travail annoncés.

Les enjeux sont importants : à Créteil les agences ont déjà doublé de volume en quelques années, et nous savons maintenant qu’on ne pilote pas de la même façon des regroupements à 2-3 ou à 6-8 établissements, qu’une différence de nature et non pas de degrés sépare les uns des autres.

Or, la moyenne cristolienne de 4,4 établissements par agence est inférieure à la moyenne nationale, ce qui signifie que le mouvement de concentration n’est pas achevé. On sait par ailleurs que, dans les académies où ce mouvement a été poursuivi, il ne s’est pas accompagné d’augmentation proportionnelle de personnels auprès des comptables. Donc il sera fait appel, comme par le passé, aux capacités de réorganisation des agents comptables, à leur inventivité mais aussi à leur force de travail.

Un double risque

Il y a un double risque dans cette configuration. Le premier danger consisterait à rester à l’écart du débat sur la réorganisation des services, en s’arc-boutant sur la seule revendication de moyens quantitatifs. On en a eu l’exemple lors de la réunion plénière du 17 décembre dernier.

Le deuxième danger serait qu’aucune décision ne sorte de cette concertation ; que l’on continue à s’en remettre aux recettes managériales locales, inventées pour survivre mais jamais étendues ; que l’on continue à s’en remettre au seul volontariat des gestionnaires rattachés, aux conventions de regroupement inappliquées, à la négociation permanente avec les établissements sur le format de la pièce jointe de l’ordre de recette.

C’est pourquoi il importe de revoir le cadre dans lequel nous travaillons. Les comptables supportent depuis plusieurs années un accroissement objectif de leur charge de travail, que n’ont pas vécu dans les mêmes proportions les personnels de direction ou les gestionnaires : le nombre de divisions et de rationnaires ne doublent pas dans les EPLE ; le nombre d’établissements par agence comptable, si.

Cette situation mérite que l’on s’y arrête, que l’on rétablisse les équilibres dans l’exercice de ces trois métiers. Nous invitons les comptables cristolliens à se joindre au débat, sur le site ou dans nos réunions départementales, à enrichir nos idées, à y ajouter ou à les critiquer, afin que nous puissions les mener à leur terme et permettre à la profession de surmonter les situations qu’elle rencontre.

Pierre de MAULMONT - Délégué académique de l’association Espac’EPLE à Créteil